Mythes et réalités au sujet de la recherche clinique
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Avr, 22, 2020

Mythes et réalités au sujet de la recherche clinique

La popularité des émissions de télévision telles que « ER » et « Grey’s Anatomy » a permis de sortir l’expression « recherche clinique » du jargon de l’industrie médicale et de la répandre dans le lexique de la culture populaire. Cependant, comme c’est le cas avec plusieurs autres termes techniques qui ont été vulgarisés pour rejoindre un plus large public, la surexposition a autant contribué à gonfler les mythes de la recherche clinique qu’à les dissiper. Cet article vise à distinguer la fiction de la réalité et à fournir de l’information utile à ceux qui souhaitent participer à un essai clinique.

Que signifie essai clinique?

Selon le site WebMD, une plateforme qui est maintenant synonyme de recherche médicale : « Un essai clinique est un programme de recherche mené avec des patients afin d’évaluer un nouveau traitement médical, un nouveau médicament, ou un nouvel appareil. » Bien que ce ne soit pas précisé, les patients à qui l’on fait référence dans la phrase précédente sont des patients humains, puisqu’avant d’arriver à cette étape plusieurs recherches ont eu lieu déjà en laboratoire et avec des animaux. Ceci nous amène à un premier mythe de la recherche clinique.

Premier mythe : Lors d’un essai clinique, les humains servent de cobaye.

C’est faux, ce sont les rats de laboratoire qui servent de cobaye. Si le traitement, le médicament, ou l’appareil a été approuvé pour effectuer des essais avec des sujets humains, c’est qu’il semble très prometteur et qu’il devrait présenter de bons résultats lors de tels essais. À cette étape, les essais cliniques sont fractionnés et ils se déroulent par phase.

  • Phase I – Généralement réservé à un petit groupe de patients à haut risque qui ont épuisé toutes les possibilités de traitement normal, ce niveau est utilisé pour recueillir de l’information sur des aspects du traitement tels que la posologie, la fréquence des effets secondaires et les méthodes pour maximiser l’efficacité.
  • Phase II – À ce niveau, l’étude s’élargit à un groupe plus important. Puisque l’étude se base sur les résultats de la Phase I, les patients de cette phase bénéficient des connaissances acquises précédemment. De plus, la Phase II est davantage axée sur les effets du nouveau traitement sur un trouble particulier, ainsi que sur le pourcentage global de patients réagissant positivement au nouveau traitement.
  • Phase III – Habituellement, la phase la plus grande, axée sur la comparaison de la nouvelle méthode avec le traitement habituel, ce niveau évalue quel traitement donne les meilleurs résultats au sein de la population.
  • Phase IV – C’est ici que le nouveau médicament s’ouvre à la population générale et il est souvent associé à d’autres méthodes de traitement éprouvées.

Sachant que cette recherche est divisée en phases individuelles, on peut voir qu’un autre mythe de la recherche clinique est tout aussi infondé que le précédent.

Deuxième mythe : N’importe qui peut être sélectionné et tous doivent demeurer dans l’étude jusqu’à la fin.

Tous les patients participent aux études de façon volontaire et ils peuvent se retirer en tout temps. Les patients reçoivent un degré d’attention très élevé au cours d’un essai clinique.

Bien que ceci ne représente pas tous les mythes de la recherche clinique, ce sont les deux plus répandus et on sait qu’ils empêchent parfois les patients de demander des soins susceptibles d’améliorer leur santé.

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